
Au 21 janvier 2026, l’or consolide tout près de ses plus hauts historiques. Sur le marché international, le spot a franchi pour la première fois la barre des 4 800 $/oz, avec un plus haut récent autour de 4 878 $/oz avant un retour dans une zone de 4 750–4 800 $/oz. Les contrats à terme à New York se traitent également en territoire record, après un gain d’environ 5–6 % depuis le début de l’année.
En devise locale sur certains marchés de détail, les cours reflètent cette tension haussière : en Inde par exemple, l’once d’or convertie en roupies a inscrit ce mercredi un nouveau pic, dans le sillage de la hausse du dollar-or et de la faiblesse de la monnaie locale. Ces niveaux se traduisent en Europe par des prix au gramme inédits, même si les variations de change euro/dollar amortissent légèrement le choc par rapport à d’autres devises.
L’argent confirme son statut de « bêta élevé » de l’or. Les cours au comptant ont touché un plus haut historique proche de 95 $/oz, avant de se stabiliser autour de 94–95 $/oz ce 21 janvier. Les données de marché indiquent une progression de plus de 30 % depuis le début du mois de janvier, après un bond déjà très marqué en fin d’année 2025.
Les futures argent à échéance mars se traitent autour de 94–95 $/oz, après une série de séances à forte amplitude, avec des variations journalières dépassant régulièrement 4–5 %. L’écart or/argent (gold/silver ratio) reste comprimé par rapport à son histoire récente, confirmant la surperformance de l’argent depuis mi‑2025.
La séance du 21 janvier 2026 s’inscrit dans la continuité d’un mouvement haussier déclenché en 2025 par la combinaison de facteurs bien identifiés :
Pour un épargnant français, la situation actuelle se caractérise par :
Dans un contexte de flambée des cours, les métaux précieux restent aussi une cible pour le crime organisé. En Allemagne, un spectaculaire cambriolage d’une caisse d’épargne à Gelsenkirchen, commis pendant la période des fêtes de fin 2025 mais largement documenté en janvier 2026, a vu des malfaiteurs percer le mur du coffre depuis un parking souterrain, avant de vider plus de 3 000 coffres de sécurité.
Les autorités évoquent un préjudice potentiel de plusieurs dizaines de millions d’euros en espèces, or et bijoux. L’enquête, toujours en cours au 21 janvier 2026, souligne la professionnalisation de ce type de criminalité, dans un environnement où la valeur stockée sous forme d’or et de bijoux dans les coffres bancaires n’a jamais été aussi élevée.
Pour les particuliers, ce fait divers rappelle un point essentiel : la question de la sécurisation (domicile, coffre bancaire, répartition des lieux de stockage, assurance) fait pleinement partie de la stratégie patrimoniale lorsqu’on détient des métaux précieux, au même titre que le prix d’achat.